Faculté enseignante
Jean-Charles FROMENT, Ancien directeur de Sciences Po Grenoble, conseiller au ministère de la Justice et de retour comme professeur
Ancien étudiant de Sciences Po Grenoble - UGA (1986-1989), professeur des universités agrégé de droit public, Jean-Charles Froment retrouvera les bancs de l'établissement à la rentrée 2026-2027 en tant que professeur, après près de cinq années de détachement au ministère de la Justice comme conseiller du Directeur général de l'Administration pénitentiaire. Un retour dans une maison qu'il connaît bien pour y avoir été successivement étudiant, intervenant extérieur, directeur de 2012 à 2020, puis aujourd'hui enseignant.
Spécialiste du droit public, de la justice pénale et des politiques de sécurité, il a construit un parcours universitaire marqué par le décloisonnement des disciplines. Directeur du Centre d'études et de recherche sur le droit, l'histoire et l'administration publique, chercheur associé au Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal, titulaire d'une chaire internationale de criminologie à l'Université libre de Bruxelles, il a également mené de nombreuses missions d'expertise en France et à l'international, notamment pour l'Union européenne ou encore le Programme des Nations unies pour le développement.
Mais lorsqu'il évoque son parcours, Jean-Charles Froment préfère parler d'une ligne directrice plutôt que d'un curriculum vitae : « être fidèle à mes convictions, décloisonner les savoirs et découvrir de nouvelles expériences ». Enseigner le droit tout en le confrontant aux apports de la sociologie ou de la science politique, croiser les regards, comparer les systèmes et mettre les connaissances à l'épreuve du terrain constituent, selon lui, le fil conducteur de son itinéraire.
S'il devait résumer en un mot ce qui a guidé son parcours, ce serait la liberté : « la liberté d'exercer des fonctions professionnelles multiples, la liberté d'exprimer et de partager ses idées dans le dialogue et l'écoute, la liberté de choisir ses objets et la façon de les travailler ».
Un principe qu'il considère aujourd'hui plus que jamais essentiel à la vie universitaire. « Veillons à préserver l'université comme un espace de liberté », conclut-il avec le recul de celui qui partage aussi une partie de son temps professionnel avec l'univers pénitentiaire.