Réunis autour de 36 tables thématiques, les participantes et participants ont débattu, chiffré et hiérarchisé leurs propositions : réduction et décarbonation des transports, création d’un fonds environnemental, végétalisation de l’alimentation, amélioration du tri des déchets, mutualisation du matériel audiovisuel ou encore sobriété énergétique dans les bâtiments. Au terme des échanges, les scénarios élaborés affichaient une réduction médiane de 39,2 % de l’empreinte carbone, un résultat ambitieux mais qui correspond aux obligations réglementaires de Sciences Po Grenoble - UGA.

Le questionnaire de restitution, auquel ont répondu plus de 200 personnes, témoigne d’un fort engagement collectif : une très large majorité s’est déclarée satisfaite de l’expérience, la qualifiant de “stimulante”, “conviviale” et “utile”. L’initiative “coup de cœur” la plus citée : la mise en place d’un budget participatif vert.
Les réflexions se sont prolongées l’après-midi lors de conférences croisées, où chercheuses, chercheurs et praticiens ont abordé les liens entre sobriété, justice sociale et démocratie environnementale. Les résultats du MaTerrathon nourriront désormais plusieurs travaux de recherche – deux thèses et cinq publications scientifiques en cours – et un programme d’ouverture vers d’autres publics, dont le projet Ma Terre en classe, un jeu de rôle à visée de décarbonation pour les élèves des lycées.
Comme l’a résumé Simon Persico, “l’apprentissage par le jeu, le dialogue et la négociation autour de mesures de décarbonation rend la transition concrète : ce MaTerrathon marque le début d’une trajectoire ambitieuse et collective”.