Soutien et dispositifs de Sciences Po Grenoble aux victimes de violences sexuelles

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La directrice de Sciences Po Grenoble, Sabine Saurugger, a été informée, par le biais de captures d’écran de posts publiés sur les réseaux sociaux, d’un grand nombre de témoignages relatant des cas de violences sexistes ou sexuelles commises et subies par des étudiantes et étudiants des différents Instituts d’études politiques.

Mesurant le courage nécessaire pour témoigner, la directrice et l’ensemble de la communauté de Sciences Po Grenoble réitèrent leur condamnation la plus ferme de ces actes abominables.

Les informations transmises par les réseaux sociaux obligent à une évaluation renouvelée et un renforcement de tout ce que la direction de Sciences Po Grenoble a mis en place au titre de la sensibilisation, de la formation et de l’écoute des étudiantes et étudiants se déclarant victimes.

Les dispositifs (liste complète jointe ci-dessous au communiqué) qui ont été mis en place dans l’établissement pour lutter contre les violences sexistes ou sexuelles existantes ont comme objectif concerté de prévenir (sensibilisation lors de la semaine de rentrée, charte pour l’égalité et la lutte contre les discriminations, dont le respect est contrôlé par une déléguée indépendante, interdiction de certains événements et encadrement des soirées festives des associations de l’établissement, etc), de former (semaine pour l’égalité), et d’accompagner (RelaiSEA en lien avec le Centre de santé universitaire, les directeur et directrice des études et la directrice).

Par ailleurs l’établissement a l’obligation d’informer les autorités compétentes : l’article 40 du Code de procédure pénale impose à chaque agent public d’informer le procureur de la République d’un crime ou d’un délit dont il ou elle a connaissance. La direction de Sciences Po Grenoble signale systématiquement au procureur de la République les faits relevant d’agressions sexuelles et de viols qui sont portées à sa connaissance. Sciences Po Grenoble en informe les étudiantes et étudiants qui ont signalé ces faits et leur propose de les accompagner dans un dépôt de plainte ou dans la prise de contact avec des professionnels et professionnelles de santé ou des associations de victimes.

La directrice souhaite entendre les propositions des élues étudiantes et élus étudiants, ainsi que celles des associations étudiantes agréées de Sciences Po Grenoble. Elle souhaite, en coordination étroite avec les autres Instituts d’études politiques, l’UGA, le Rectorat de région et le Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, renforcer et élargir cet ensemble d’outils et de dispositifs destinés à prévenir ces actes. Lorsque des agressions sexistes et sexuelles ont eu lieu, elle souhaite également soutenir et défendre les victimes dans le périmètre des compétences d’un établissement d’enseignement supérieur.

Dans les jours à venir, la directrice mandatera un ou une chargé.e de mission afin d’animer un groupe de travail ayant pour objectif de renforcer le plan de lutte, de formation et de prévention pour qu’il permette de sécuriser encore davantage l’ensemble de la communauté de Sciences Po Grenoble.

Sciences Po Grenoble considère que la gravité des faits rapportés ainsi que leur ampleur nécessitent une prise de conscience à la hauteur des drames personnels relatés.

 

Actions mises en place depuis 2012 par Sciences Po Grenoble :

  • Adoption d’une charte pour l’égalité et la lutte contre les discriminations dont le respect est contrôlé par la Déléguée de l’égalité et de la lutte contre les discriminations et qui peut être saisie par tous les étudiant.e.s et les personnels de l’établissement ;
  • Semaine annuelle de sensibilisation et de formation sur l’égalité et la lutte contre les discriminations ;
  • Mise en place d’un Relai Solidarité Ecoute Accompagnement en lien avec le Centre de santé universitaire, les directeurs et directrice des études et la directrice ;
  • Interdiction des week-ends d’intégration et de tout événement équivalent ;
  • Suppression du gala annuel de l’établissement ;
  • Implémentation d’une charte des événements festifs : mise en place d’un dispositif de prévention et de réduction des risques par l’association organisatrice (limitation du nombre de consommation d’alcool, formation du staff, référent.e.s PAT et CLEM, safe zone, interdiction d’organiser les soirées dans certains lieux ou établissements à risque, suppression des subventions des soirées pour toute associant ne respectant pas les engagements de la charte ;
  • Formation des associations en début d’année ;
  • Encadrement des activités de l’association sportiive : contrôle et interdiction de tous les slogans/vidéos/banderoles des équipes sportives à caractère sexiste ou discriminatoire, exclusion des équipes ayant eu des comportements sexistes (sur une année universitaire + CRIT)