Direction de la recherche

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Interview de Sabine Saurugger, Directrice de la Recherche à Sciences  Po Grenoble

 

Comment définiriez-vous votre rôle?

La directrice de la recherche de Sciences Po Grenoble à un rôle de coordination et d’impulsion de la recherche à Sciences Po Grenoble. Différents instruments sont à ma disposition.

Tout d’abord, j’ai l’objectif de veiller à la possibilité que chaque enseignant-chercheur de Sciences Po Grenoble puisse faire de la recherche. En tant qu’universitaires cela devrait occuper environ 50% de notre temps statutaire. Or entre l’enseignement et les responsabilités administratives, il est parfois difficile pour les universitaires de réussir et de consacrer ce temps à la recherche, indispensable pour irriguer nos cours et nos séminaires du premier mais surtout du second cycle au niveau des Masters de Sciences Po Grenoble. A travers une réflexion collective avec la direction des études, la direction et le service des ressources humaines, nous ouvrons autant de pistes de réflexion que nécessaires (ajustements d’enseignement, CRCTs, délégations à Institut universitaire de France et au CNRS …) pour libérer du temps et des moyens financiers pour faire de la recherche.

Ensuite, je coordonne les laboratoires et équipes d’accueil dont Sciences Po Grenoble partage la tutelle ou est en train de mettre en place un partenariat. Ceci consiste en l’écoute, des discussions et l’attribution des moyens financiers à travers le budget dont la direction de la recherche a la responsabilité. Avec les directeurs des laboratoires et la direction de Sciences Po Grenoble, nous structurons la pluridisciplinarité de Sciences Po Grenoble en tentant de rendre visible l’immense potentiel scientifique de l’institution, comme l’illustrent les résultats du rapport de recherche annuel que nous venons de publier. Avec Philippe Teillet, le directeur des études du 2nd cycle, je suis en train de travailler sur un rapport sur le lien entre enseignement et la recherche au niveau des Masters de Sciences Po qui devrait permettre d’impulser une plus forte interaction encore entre recherche et enseignement au niveau du second cycle. Avec la présidente de la Commission scientifique, Anne Bartel-Radic, Jean-Charles Froment et moi discutons de ces différents aspects, et réfléchissons sur les recrutements des collègues universitaires à venir dans les différentes disciplines représentées à Sciences Po Grenoble : principalement la science politique, le droit, l’économie, la gestion, l’histoire et la sociologie.

Enfin, la directrice de la recherche coordonne également les Chaires thématiques de Sciences Po Grenoble. Avec la Commission scientifique, elle organise des échanges avec les porteurs des chaires qui présentent leurs travaux et les activités qui se sont déroulés dans le cadre des chaires.

Vous êtes en lien avec les autres établissements du site pour cette mission, quels sont les grands enjeux actuellement discutés?

Ceci a constitué une grande partie de mon travail. Il s’agissait de façonner l’architecture de la recherche dans la COMUE sur le site grenoblois qui est désormais organisée en six « pôles scientifiques pluridisciplinaires », dont deux qui portent sur les sciences sociales et humaines. Avec mes collègues VPR (Vice-Présidents de recherche), nous avons débattu des possibles formes que la recherche prendra sur le site grenoblois, en consultant régulièrement les directeurs des pôles scientifiques, les directeurs des laboratoires et en organisant des rencontres avec les acteurs concernés.

Cette dynamique scientifique a abouti à de belles perspectives pluridisciplinaires pour les sciences sociales et humaines en particulier dans le domaine de l’environnement, de la santé et du BigData. Dans l’ensemble, je dirai que les VPR ont joué un véritable rôle d’initiateur dans la restructuration de l’inter-U en remontrant que seulement une coopération étroite nous permet d’être visibles collectivement au niveau national et international. Dans cette logique, nous coopérons étroitement lors des élaborations des appels à projets dans le cadre de l’IDEX et en tant que jury de sélection. Dans le cadre de la COMUE, nous abordons également des questions telles que la signature unique, le lien entre recherche et relations internationales, entre recherche et enseignement et réfléchissons, plus généralement aux domaines de recherche que nous souhaitons encore voir s’approfondir.