Chaire Planète, Énergie, Climat

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En 2008, le groupement d’experts sur le changement climatique de l’ONU (GIEC-IPCC) obtenait le prix Nobel de la Paix. Ce ne fut pas pour des travaux scientifiques mais bien pour cette question si politique qu’est la paix illustre les impacts potentiels sociaux profonds du CC : sociaux, économiques, techniques, comportementaux et politiques, voire idéologiques.

Ces impacts font émerger une nouvelle forme de gouvernance, la gouvernance climatique et énergétique qui, par le biais de l’adaptation et l’atténuation, se traduit en de multiples mesures, programmes et politiques publiques à échelles multiples : internationale, nationale, territoriale et individuelle. Le CC est en effet à la fois un amplificateur de risques naturels, l’obstacle majeur aux efforts de développement dans les pays pauvres et la cause principale d’insécurité internationale en émergence au 21e siècle. Il participe également à une redéfinition des problématiques de l’énergie, du développement (les questions climatiques et énergétiques sont intégrées depuis 2006 aux Objectifs de développement du millénaire de l’ONU), de l’eau, de la construction, de l’alimentation, de l’urbanisme, de l’agriculture, des transports.

 

Le changement climatique et l’énergie émergent depuis quelques années comme un objet de recherche pour les sciences sociales et humaines. La Chaire Planète Energie-Climat explore cette problématique par le biais de plusieurs questions :

  • Des réflexions théoriques sur le CC et ses impacts, sur la notion même de gouvernance et ses déclinaisons thématiques – énergie, eau, biodiversité, transports, urbanisme… ;
  • Des études empiriques sur des thématiques de gouvernance appliquée :
    • au niveau international, notamment par le biais de l’analyse de la production des normes, des négociations et de la coopération internationale ou européenne ;
    • au niveau national, tels les programmes nationaux de lutte et d’adaptation au CC ;
    • au niveau territorial, par le bais des plans, mesures et programmes d’atténuation et d’adaptation au CC.
  • L’analyse des capacités d’adaptation des sociétés et des territoires à des phénomènes brutaux mais aussi récurrents et amplifiés de manière diffuse – et incertaine- par le CC, s’impose comme un champ d’exploration à développer dans une optique de gestion des impacts du CC. C’est en matière d’adaptation que l’on comprend le moins bien le rôle des dimensions sociales dans la résilience, la vulnérabilité et la capacité de réponse.
  • Le CC soulève la question du pouvoir, notamment par le biais de la question des inégalités écologiques, au cœur des efforts d’atténuation et surtout, d’adaptation. Comment se construisent, et sous quelles conditions, la vulnérabilité, la résilience, la capacité à agir ? Quels sont les effets de relations de pouvoir sur les négociations internationales visant à construire une nouvelle architecture de gouvernance globale ?
  • Finalement, le CC n’émergerait-il non pas comme un phénomène, mais plutôt comme un épiphénomène qui s’attaque à nos discours, nos modes de pensées, nos théories et nos concepts, à notre conception du monde et notre imaginaire politique ?
  • Dans sa fonction ‘Planète’, la chaire a aussi contribué aux réflexions et aux connaissances en SHS en matière de pollution locale par les particules fines et les NOx, dans des enquêtes à grandes échelles : la faisabilité d’une ZAPA sur le territoire grenoblois ou encore les mesures de lutte contre la pollution due au chauffage au bois et au brûlage des déchets verts.

 

Actions de la chaire

La Chaire participe à, et organise, des colloques ; contribue à des réseaux locaux, nationaux et internationaux de recherche (dont le GIEC) ;  mène des études de terrain ; fait des préconisations en matière de champs de recherche à développer mais aussi en matière de politiques climatiques et énergétiques, grâce à ses analyses ; elle publie des articles scientifiques et des ouvrages ; elle offre des stages à des étudiants et contribue aux enseignement de l’IEP-G.

 

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